Toï Toï

C’est derrière les portes de l’0péra de Lyon que des silhouettes, objets de poésie, font naître, dans la genèse d’un ballet, volupté, légèreté, maîtrise. Ces corps sculptés rappellent les korè grecques, canoniquement parfaits. Pouvant faire rougir le Discobole de Myron, les danseurs sont façonnés par cet artisan au service de l’artiste qu’est Johan Inger. Techniciens, costumières, scénographes, professeurs, danseurs… Tous œuvrent ensemble dans un même but. Il n’est pas rare de croiser des danseurs aidant les techniciens au changement de décors, ou encore une costumière en pleine réflexion aux côtés du chorégraphe et du maître de ballet. Ces artistes composent chacun leurs vers, cherchent les rimes riches et parfaites, afin que la poésie opère, tout d’abord dans le cercle intime de l’opéra. Enfin, le jour où celle ci est prête à se faire cueillir, elle s’offre au public, cherchant à raisonner dans l’intimité de chaque spectateur.