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Les Foulées Michéloises
Description

Course pédestre qui se déroule sur la commune de St Michel Chef Chef en Loire Atlantique.

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Les Foulées Michéloises

Les Foulées Michéloises


Les Foulées Micheloises



Les Foulées Micheloises se déroulent chaque année, début août à Saint Michel Chef Chef, station balnéaire située à quelques kilomètres au sud de l’estuaire de la Loire. Cette course estivale rassemble pour un coude à coude amical, sportifs confirmés et amateurs de jogging désireux de mouiller le maillot dans une ambiance conviviale.

De très nombreuses courses pédestres sont organisées tout au long de l’été, le choix est grand pour les amateurs de bitume et de trail. Pourquoi s’intéresser aux Foulées Micheloises plutôt qu’à une autre épreuve, peut-être parce que justement cette épreuve concentre à elle seule un grand nombre de spécificités de ce type de manifestations sportives.

Les Foulées Micheloises, c’est une course organisée par des coureurs, pour des coureurs, avec au sein de son comité d’organisation une armée de bénévoles bien rodée. Des bénévoles comme on en rencontre dans tout l’hexagone, qui ne ménagent pas leurs efforts, fidèles de surcroît, et qui font preuve à Saint Michel d’une incroyable inventivité qui surprend chaque année les participants.

Ce dimanche d’août, le soleil n’était pas levé, que déjà les bénévoles s’activaient sur le stade dans une chorégraphie réglée au millimètre. Des préposés aux barrières aux responsables du ravitaillement en passant par l’équipe du secrétariat, de celle chargée de préparer et décorer le podium, de monter le bar ou d’assurer la sonorisation, tous travaillaient efficacement. Comment ne pas être efficace lorsqu’on occupe le même poste dans l’organisation depuis plus de vingt ans. Les gestes sont sûrs, rapides, libérant l’esprit et les conversations, les plaisanteries fusent dès le matin.

2017 a vu l’organisation de la vingt neuvième édition de la course, une belle longévité. Tout avait pourtant commencé comme une boutade, un défi lancé un soir d’entrainement autour d’une bonne tablée. Trois frères, un club, le Cote de Jade Athlétic Club, une commune entière qui se mobilise, il n’en fallait pas plus pour que cette première épreuve, avec quatre cent participants, soit un franc succès.

Les trois frères sont toujours là, chacun à leur poste. L’aîné au volant de son tracteur pour le transport du matériel, le cadet à la chronométrie et le benjamin à la coordination générale. Le club organisateur s’est développé et est devenu l’A.C.L.44. Ses membres s’investissent massivement dans l’organisation apportant chaque année une nouvelle dynamique. Les Michelois sont toujours fidèles au poste, certains assurant la circulation au même carrefour depuis la toute première édition.

L’édition 2017 promettait d’être exceptionnelle, elle le fut par le nombre de participants qui dépassa le millier, par le temps, magnifique et le public nombreux. Dès huit heures, les coureurs envahissaient le stade pour récupérer leur dossard et à 9 heures ils étaient plus de cent cinquante à prendre le départ de la première course, une mise en jambe de 5.5 kms mais exigeante avec son passage sur la grève, à marée basse.

Le dernier était à peine arrivé, que déjà la ligne de départ était envahie par plus de huit cents courageux prêts à en découdre sur les 10.2 kms du circuit rendu bien difficile par deux passages sur la plage de Gohaud où lorsque le pied s’enfonce dans le sable, il est bien difficile de garder le rythme. La remontée sur le chemin se fait par un escalier en bois de quatre vingts marches, un vrai casse-pattes que seuls les plus rapides empruntent en courant. Une lumière exceptionnellement douce baignait ce dimanche matin la plage où les coureurs serpentaient en une longue file multicolore.

Heureusement, après la rude montée des marches, un ingénieux système d’aspersion d’eau attendait les coureurs pour une halte rafraichissante dans l’ambiance branchée et décomplexée, si caractéristique de la course.

Déjà, après 33 minutes de course, les premiers franchirent la ligne d’arrivée applaudis avec respect par un public nombreux massé le long des barrières. Les arrivées s’échelonnèrent pendant plus d’une heure, jusqu’au passage de la voiture balai.

Si cette course rassemble chaque année une belle brochette de coureurs d’excellent niveau le clou du spectacle est assuré par les petites jambes, parfois bien maladroites qui participent à la galopade. Ces coureurs en herbe sont fragiles, innocents encore, mais ils se donnent à fond dans le kilomètre qui leur est réservé, accompagnés souvent par un papa, une maman ou encore un grand-frère. Leur sourire à l’arrivée fait plaisir à voir, la fatigue parfois leur arrache des larmes, mais toujours au moment de retirer leur récompense, leurs yeux pétillent.

Tant de sueur versée donne soif, les conversations vont bon train devant le bar en attendant les résultats. Les bancs installés devant le podium sont pris d’assaut par coureurs et familles pendant que les professionnels chargés de la chronométrie transpirent à leur tour en cherchant désespérément à venir à bout d’un bug informatique qui les empêchera de donner l’intégralité des résultats.

Le speaker et les bénévoles en charge des récompenses étaient là heureusement pour pallier en partie les insuffisances de la société en charge de la chronométrie. Ils connaissent bien les coureurs et ont remis une grande partie des récompenses. La frustration se lisait dans les regards sur le podium. Tout avait été parfait ce matin, les empoignades magnifiques sur le circuit, les bénévoles à leur poste, le public présent, aucun couac à déplorer, même le ciel avait fait preuve de complicité avec l’organisation, jusqu’à ce que la fête soit troublée par une défaillance informatique. Rageant.

La rage de réussir, ce sera le moteur qui fera repartir, dès l’automne, le comité d’organisation pour la trentième édition des Foulées Micheloises pour, qu’une fois de plus, tout soit parfaitement au point pour accueillir les plus acharnés en quête de victoire ou les simples amoureux de la course à pied.

Vivement l’année prochaine.


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Le jour vient de se lever sur la préparation du ravitaillement.


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Préparation de la zone d'arrivée.


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Fil bien tendu, essentiel pour bien attacher la banderole.


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Bien rôdé pour fixer les grilles François, normal, il coordonne la course depuis 29 ans.


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Approvisionnement du bar.


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Arrivée progressive du matériel. Michel et son tracteur.


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Ils sont venus, ils sont tous là… juste avant la ruée des coureurs vers leur dossard.


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Départ de la grande course, 850 coureurs.


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Sur la plage de Gohaud, les coureurs.


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Ascension des escaliers. 83 marches.


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Un parcours difficile mettant tous les organismes à rudes épreuves.


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Ravitaillement après les marches.



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La chaleur mêlée à la fatigue de la course fait que ce point d'eau est très important.


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En attendant les coureurs sur la ligne d’arrivée.




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Sprint à l’arrivée.


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Du côté de la Galopade, 1 km de course.


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Un tout petit bonhomme à l’arrivée de la galopade.


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Dans l'attente de sa récompense.


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Dans l'attente de leurs récompenses.


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Merci, et à l'année prochaine.